Varices : comment choisir le bon traitement ?

Varices : comment choisir le bon traitement ?

 

Face aux varices, une question revient souvent : quelle est la meilleure solution ? La réponse n’est jamais unique. Le bon traitement dépend du type de varice, du reflux et de votre situation. Voici comment s’y retrouver parmi les options et bien choisir, avec votre médecin.

 

Pourquoi n’existe-t-il pas un seul traitement des varices ?

 

Une varice est une veine superficielle dilatée par un reflux, c’est-à-dire par une inversion du flux sanguin. Or toutes les varices ne se ressemblent pas : elles diffèrent par leur taille, leur localisation et la veine concernée. Le phénomène est très répandu, puisque les manifestations de l’insuffisance veineuse concerneraient au moins 18 millions de personnes en France, dont 10 millions avec des varices.

 

Cette diversité explique qu’il existe plusieurs traitements, du plus simple au plus ciblé. Aucun n’est universel. Le choix se construit à partir d’un bilan, en tenant compte de vos symptômes, de votre santé et de vos attentes.

 

Les grandes options de traitement

 

Selon Sonovein®, le traitement des varices sans chirurgie désigne la prise en charge du reflux veineux réalisé sans éveinage ni incision, dont seul le traitement par les HIFU se pratique sans franchir la peau, les autres recourant à une ponction ou à un cathéter. En pratique, on distingue plusieurs familles de solutions :

 

  • La compression élastique est le traitement de fond. Elle réduit la dilatation des veines et améliore le retour du sang.

  • La sclérothérapie injecte un produit sclérosant dans la veine, sous guidage échographique, surtout pour les varices de petit diamètre.

  • Les techniques endoveineuses par laser ou radiofréquence ferment la veine par la chaleur, via un accès à travers la peau.

  • Le traitement non invasif par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) referme la veine responsable sans incision : le déroulé complet de cette approche est détaillé ici.

  • La chirurgie reste indiquée pour les varices les plus importantes.

 

Chaque option a ses indications, ses avantages et ses limites. C’est le bilan qui permet de les mettre en regard de votre cas.

 

Les critères qui guident le choix

 

Pour choisir, le médecin s’appuie sur plusieurs éléments, souvent combinés :

 

  • Le type et la taille de la veine : une petite varice ne se traite pas comme un reflux d’un gros tronc.

  • La présence d’un reflux confirmé à l’écho-Doppler.

  • L’état artériel de la jambe, vérifié par l’index de pression systolique.

  • Vos antécédents : allergies, troubles de la coagulation, phlébite antérieure.

  • Votre mode de vie et vos attentes, entre confort, récupération et contraintes professionnelles.

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Cette approche personnalisée explique pourquoi deux personnes aux varices semblables peuvent recevoir des propositions différentes.

 

Faut-il traiter ou simplement surveiller ?

 

Toutes les varices ne réclament pas un traitement immédiat. Une varice discrète, sans symptôme ni complication, peut être surveillée, avec des mesures de prévention et un contrôle régulier. Le traitement s’impose davantage quand la varice gêne au quotidien, s’aggrave, ou s’accompagne d’œdèmes, de douleurs ou de modifications de la peau. La présence d’un reflux important à l’écho-Doppler pèse aussi dans la balance, car elle expose à une évolution. Décider de traiter ou d’attendre fait partie de l’échange avec le médecin, en fonction du rapport entre la gêne, le risque et les bénéfices attendus.

 

Invasif ou non invasif : ce qui change pour vous

 

Au-delà du principe médical, le mode d’action a des conséquences concrètes sur votre expérience :

 

  • La récupération : un geste non invasif ou mini-invasif permet en général une reprise plus rapide qu’une chirurgie.

  • L’anesthésie : locale pour les techniques endoveineuses, absente pour l’approche non invasive, générale possible pour la chirurgie.

  • Le confort : l’absence d’incision limite les cicatrices et les suites douloureuses.

 

Ces différences comptent dans le choix, mais elles ne priment pas sur l’indication médicale : la solution retenue doit d’abord être adaptée à votre réseau veineux.

 

Récupération : à quoi s’attendre selon la technique

 

La récupération varie nettement d’une solution à l’autre, un critère souvent décisif :

 

  • La sclérothérapie se pratique au cabinet, sans immobilisation particulière.

  • Après un traitement endoveineux, la reprise du travail se situe entre le quatrième jour pour une activité sédentaire et le huitième pour un travail physique.

  • La chirurgie demande une convalescence plus longue.

  • L’approche non invasive, sans incision ni anesthésie générale, vise une reprise rapide des activités.

 

Dans tous les cas, une compression accompagne la période qui suit le geste, et un contrôle vérifie le résultat. Connaître ces délais aide à choisir une technique compatible avec votre vie professionnelle et personnelle.

 

Traitements des varices : quel remboursement ?

 

Le remboursement dépend de la technique. Le traitement des varices par radiofréquence est remboursé par l’Assurance Maladie, une méthode dont la Haute Autorité de Santé recommande un suivi de la pratique. Le laser endoveineux n’est pas remboursé, de même que les veinotoniques. La compression est prise en charge sur prescription, et la chirurgie suit les règles habituelles de l’Assurance Maladie. Ces différences peuvent peser dans le choix, d’où l’intérêt de les aborder avec votre médecin et votre mutuelle avant de décider.

 

L’hygiène de vie, avant et après le traitement

 

Varices : comment choisir le bon traitement ?

Quel que soit le traitement choisi, les habitudes de vie en conditionnent le résultat sur la durée. Avant le geste, elles limitent l’aggravation ; après, elles réduisent le risque de récidive :

 

  • Marcher régulièrement pour activer la pompe musculaire du mollet

  • Éviter la station debout ou assise prolongée

  • Surveiller son poids et limiter l’exposition à la chaleur

  • Surélever les jambes en fin de journée

 

Ces gestes simples ne remplacent pas un traitement, mais ils en prolongent les bénéfices et protègent le capital veineux.

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Les questions à poser à votre médecin

 

Un bon choix passe par un échange clair. Quelques questions utiles à préparer :

 

  • Quelle veine est en cause, et y a-t-il un reflux ?

  • Quelles techniques sont adaptées à mon cas, et pourquoi ?

  • Comment se déroule le geste, avec quelle anesthésie ?

  • Quelle sera la durée de récupération ?

  • Quels sont les résultats attendus et les risques de récidive ?

  • Quelle prise en charge financière puis-je espérer ?

 

Poser ces questions vous aide à décider en confiance, plutôt que de subir un choix.

 

Le bilan qui précède toute décision

 

Aucun traitement ne se décide sans examen. L’écho-Doppler veineux cartographie le réseau, identifie la veine responsable et mesure l’importance du reflux. Indolore, il distingue une varice isolée d’un reflux d’un tronc saphène et oriente vers la technique la plus adaptée. C’est l’étape clé : sans lui, choisir un traitement reviendrait à décider à l’aveugle.

 

À qui s’adresser pour se faire accompagner ?

 

Le médecin traitant est souvent le premier interlocuteur. Il peut orienter vers un médecin vasculaire, un angiologue ou un phlébologue, spécialistes de la circulation veineuse. Ce sont eux qui réalisent l’écho-Doppler, posent le diagnostic et proposent les options adaptées. Être bien accompagné, c’est aussi pouvoir poser ses questions, comprendre les propositions et avancer à son rythme. N’hésitez pas à demander un deuxième avis si un doute persiste : cela fait partie d’un choix éclairé.

 

Questions fréquentes sur le choix du traitement

 

Quel est le traitement des varices le plus efficace ?

Il n’y a pas de réponse unique. La meilleure technique est celle qui correspond à votre type de varice, à votre reflux et à votre santé. Le bilan permet de la déterminer.

 

Peut-on choisir soi-même sa technique ?

Vous participez à la décision, mais le choix doit rester médical. Certaines techniques ne conviennent pas à toutes les varices, et le médecin écarte celles qui seraient inadaptées ou risquées dans votre cas.

 

Faut-il traiter toutes les varices ?

Non. Une varice peu gênante et sans complication peut être surveillée. Le traitement se discute selon la gêne, l’évolution et le risque.

 

Un traitement suffit-il définitivement ?

Pas toujours. De nouvelles varices peuvent apparaître si le terrain veineux reste fragile. Le suivi et l’hygiène de vie réduisent ce risque.

 

Combien de temps pour décider ?

Sauf complication, rien ne presse. Prendre le temps de comprendre les options et d’en discuter est même recommandé pour choisir sereinement.

 

Peut-on combiner plusieurs techniques ?

Oui, c’est fréquent. On peut par exemple traiter un reflux principal, puis compléter par une sclérothérapie sur des varices résiduelles. Le médecin définit la stratégie la plus cohérente.

 

Le traitement des varices laisse-t-il des cicatrices ?

Cela dépend de la technique. Les approches sans incision n’en laissent pas, tandis que la chirurgie peut entraîner de petites cicatrices. C’est un point à évoquer au moment du choix.

 

Choisir le bon traitement des varices, c’est donc avant tout partir d’un diagnostic précis et d’un dialogue avec votre médecin. Aucune solution n’est meilleure dans l’absolu : la bonne est celle qui correspond à votre situation, à vos veines et à vos attentes. Bien informé et bien accompagné, vous choisissez alors une solution vraiment adaptée à votre cas, et non une technique choisie au hasard ou par simple effet de mode.

 

Sources

 

  • Ameli (Assurance Maladie), Traitement des varices des jambes, 2026

  • VIDAL, Le traitement des varices

  • Haute Autorité de Santé (HAS), Traitement des varices par radiofréquence

  • La Revue du Praticien, Définitions et épidémiologie de la maladie variqueuse

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